La Haute Autorité de la Communication est sur le point de gagner sa bataille de salubrité des réseaux sociaux une semaine après sa décision de suspension au Gabon. Les responsables de Tiktok, Instagram et Watts App, demandent à négocier aujourd’hui avec l’organe de régulation.
La mesure de suspension des réseaux sociaux le mardi 17 février dernier au Gabon par la HAC est certes, impopulaire aux yeux de l’opinion mais salutaire pour le pays. “Les réseaux sociaux sont devenus une tribune de règlements de comptes, où les injures vis à vis des citoyens, les institutions de la République, les personnalités, la diffamation, le cyber harcèlement, sont devenues monnaie courante. Les mariages sont rompus à cause des images réelles ou montées diffusées, du harcèlement à ciel ouvert” s’est indigné un haut cadre de l’organe de régulation du Gabon ayant requis l’anonymat.
Selon la même source, depuis la mesure de suspension de la HAC, certains pays, leaders politiques et d’associations de défense des libertés, demandent à leurs gouvernements respectifs de suivre l’exemple du Gabon à en juger le nombre de coups de fils et messages venant du monde entier au quotidien.
Avant la mesure de suspension de la HAC, ces plateformes numériques affichaient du mépris vis à vis du Gabon. Aujourd’hui, elles courent derrière la HAC parce qu’elles craignent un effet domino. “Tiktok, Instagram, Watts App veulent négocier avec la HAC. Ils nous assaillent de courriers et de coups de fils. Alors que c’est depuis 2023,2024 et 2025 que le Président de la HAC, Germain, Ngoyo Moussavou, les a alertés du danger des plateformes numériques sans modération (filtre, régulation etc). Des réunions ont eu lieu même avec les autres pays sans le Gabon qui était considéré comme le maillon faible de la chaine ”a relevé la même source.
En dépit des insultes et autres lamentations des internautes, la HAC a eu au moins le courage de poser clairement le débat et d’amener le Gouvernement à initier des lois pour une meilleure régulation.
Une décision courageuse qui devra imposer progressivement le respect du Gabon dans l’écosystème numérique mondial malgré les cris d’orfraie de certains internautes.
Rufin Martial Oke Nze
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