Le Président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou, secoué par la suspension des réseaux sociaux.
Le Président de la Haute Autorité de la Communication, vient de rompre le silence deux semaines après la décision de son institution de suspendre les réseaux sociaux pour menace à la stabilité du pays. Dans une interview publiée ce lundi 02 mars sur les réseaux sociaux par notre consœur ‘’l’Union’’, Germain Ngoyo Moussavou, revient sur le fondement juridique de cette décision du 17 février dernier décriée par une bonne partie de Gabonais.
Critiqué à tort ou à raison, le Président de la Haute Autorité de la Communication s’appuie sur les dispositions de la loi en vigueur portant réorganisation de la HAC pour justifier la mesure de suspension des réseaux sociaux en cours au Gabon. “Notre décision se fonde, encore une fois, sur les dispositions de la loi N°014/2023 du 03 juillet 2023 portant réorganisation de la HAC, notamment sur l’article 3 qui dispose que la HAC a pour mission la régulation du secteur de la communication audiovisuelle, cinématographique, écrite et numérique. Le numérique est donc l’un des domaines régulés par la HAC. Elle est à ce titre, garante l’ordre informationnel sur ce support médiatique comme sur les supports classiques qui relèvent de son périmètre de régulation” a précisé Germain Ngoyo Moussavou, ce lundi 02 mars à l’Union.
Un fondement juridique de la HAC qui vient de se renforcer avec trois projets d’ordonnances portés par le Gouvernement lors du conseil des Ministres du 26 février dernier à Libreville. “Ce projet d’ordonnance peut être considéré comme une révolution en soi dans la régulation des médias numériques au Gabon et plus précisément celle des réseaux sociaux” s’est réjoui le Président de la HAC.
Un renforcement de l’arsenal juridique sur les réseaux sociaux qui devra freiner certains comportements déviants observés jusqu’à un passé récent dans l’espace numérique Gabonais.
Rufin Martial Oke Nze
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