Le Ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, lors de sa Conférence de presse, dimanche 08 mars 2026 à Libreville.
Montée au créneau du Ministre de la Communication, Germain Biahodjow, hier à Libreville, pour battre en brèches les propos tenus récemment sur les antennes de France 24 par l’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo. Cette dernière accuse à tort ou à raison l’état Gabonais de violences et tortures durant sa détention carcérale à la prison centrale de Libreville.
Des accusations de violences et de tortures de Sylvia Bongo jugées infondées et graves par les nouvelles autorités Gabonaises apparemment dépassées par les évènements.
Les mêmes autorités Gabonaises s’en prennent également à France 24, pour son « manque de professionnalisme dans le traitement de cette information » aux conséquences incalculables pour la stabilité du pays. « Il ne s’agit pas d’accuser France 24. Il s’agit pour le Gabon de condamner l’attitude de France 24 qui n’a pas pris du temps pour vérifier la véracité des informations données par l’ancienne Première dame avant de les diffuser » s’est indigné le Ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, lors de sa conférence de presse tenue à son Cabinet de travail hier à Libreville.
Avant de rebondir que : »pour les accusations aussi graves que celles que nous avons vues à travers l’interview de l’ancienne Première dame, il n’est pas question que ces chaînes continuent à diffuser ce type d’informations sur l’état Gabonais et sur ses institutions » a-t-il martelé. Tout en se tenant disposer à donner un droit de réponse « musclé » sur France 24.
Une situation qui vient relancer le sempiternel débat de la liberté de Sylvia Bongo et de son Fils Noureddin Bongo, pourtant condamner en novembre dernier par les juridictions Gabonaises qui peinent malheureusement à les mettre hors d’état de nuire.
Une impuissance « notoire » de la justice gabonaise face à la famille Bongo décriée à hue et à dia par la population gabonaise.
Et pour tenter de sauver les meubles, on envoie au chalumeau le Ministre de la communication, Germain Biahodjow comme « Chair à canon » même si ce dernier justifie cette sortie médiatique en s’appuyant sur l’article 26 de la constitution qui encadre la liberté d’expression en République Gabonaise. Mais le commun des Gabonais constate avec amertume que cette veste serait trop large à porter par le jeune Ministre de la Communication, lui même victime récemment d’une cabale » salée » sur les réseaux sociaux après sa nomination au Gouvernement . Le débat reste ouvert…
Rufin Martial Oke Nze
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