Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, Chef du Gouvernement, annonçant solennellement le paiement imminent des primes de vacations aux enseignants, et des bourses aux élèves-étudiants, lors de la célébration de la journée nationale de l’enseignant du lundi 23 mars 2026 à la Présidence de la République. Com. Présidentielle ( archives).
Les agents du ministère des Affaires étrangères du Gabon ne savent plus à quel saint se vouer. Voilà désormais 15 trimestres que ces fonctionnaires attendent de percevoir leur Prime de Servitude Diplomatique (PSD). Depuis quatre ans, le gouvernement peine à apporter une réponse efficace et objective à cette problématique persistante.
Les 400 agents du ministère avaient espéré que l’arrivée des nouvelles autorités du pays régulariserait le versement de cette prime. Pourtant, il n’en est rien : sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, aucune échéance n’a été honorée.
Cette indifférence notoire de la part des autorités de la République est jugée injustifiable par ces pères et mères de famille. Malgré une précarité ambiante, ils continuent de se déployer jour et nuit pour offrir à la diplomatie gabonaise une image reluisante à l’international.
Le montant de cette prime trimestrielle est estimé à 300 millions de francs CFA, soit un total colossal de 4,5 milliards de francs CFA d’arriérés accumulés sur 15 trimestres. Historiquement, cette prime était financée sur fonds propres, grâce aux recettes issues des visas ainsi que des passeports diplomatiques et de service.
Le sentiment d’injustice grandit au sein du ministère. Les agents pointent du doigt d’autres administrations qui, bien que générant moins de recettes pour le Trésor public, perçoivent régulièrement leurs émoluments : c’est le cas de l’Éducation nationale (Prime de performance enseignante), de l’Enseignement supérieur (Prime de recherche) ou encore des Affaires sociales.
Pour réparer cette iniquité de traitement, il apparaît désormais judicieux que la Prime de Servitude Diplomatique soit directement inscrite et sécurisée au sein du Budget de l’État.
Rufin Martial Oke Nze
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