Eugénie Zang, Présidente de Djondo Clean, lors de la célébration de la journée mondiale des toilettes en novembre dernier à Libreville.
L’actualité brulante dans le pays reste marquer par la célébration de la journée internationale de la femme et le suicide d’un élève de 1ère scientifique du Lycée National Léon Mba, lundi 09 mars dernier à Libreville. Des sujets d’actualités qui ne laissent pas indifférente la Présidente de l’Association des droits de l’homme Djondo Clean, Eugénie Zang, dans un entretien exclusif accordé à Paraclet News, mardi 10 mars 2026 à son siège social sis à Montagne Sainte, dans le 3ème arrondissement de Libreville..
Paraclet News : Madame la Présidente, quelle lecture faites-vous des derniers développements de l’actualité sociale, notamment éducative au Gabon avec le suicide en direct d’un élève de 1ère scientifique au Lycée National Léon Mba de Libreville sur le toit d’une passerelle pour Traffic de stupéfiants ?
Eugénie Zang, Présidente de Djondo Clean :
Le phénomène du Traffic des stupéfiants en milieu scolaire n’est pas propre au Gabon, mais un phénomène mondial qui détruit aujourd’hui la jeunesse, et qui mérite une solution efficace et définitive des gouvernants pour redonner de la dignité à l’homme.
Les causes de ce fléau dans la société Gabonaise seraient dues à la précarité ambiante de nombreuses familles gabonaises qui peinent à joindre les deux bouts au quotidien, notamment la forte montée des familles monoparentales, où les voix masculines sont devenues inexistantes dans les foyers pour recadrer les enfants. Les effectifs pléthoriques dans les salles de classe et l’absence des toilettes propres dans les établissements scolaires traumatisent certains enfants à consommer des stupéfiants. Les enseignants sont-ils encore recyclés ?
Où est passé l’éducation populaire dans les écoles et quartiers de Libreville ?
Ces enfants qui chantent l’hymne national tous les lundis et vendredis en semaine connaissent-ils la portée profonde des paroles contenues dans la concorde ?
Autant de questions qui méritent des réponses appropriées de la part des nouvelles autorités de la République.
Paraclet News : la journée internationale de la femme vient d’être célébrée, comment avez-vous vécue l’édition de cette année au Gabon ?
Dans la frustration totale, la dignité de la femme reste bafouer. Allez-y au centre-ville de Libreville pour constater avec amertume qu’une malade mentale abandonnée depuis des mois se lave nue en plein air tous les jours, au vu et au su de tous, à quelques encablures du ministère des Affaires sociales du centre-ville de Libreville, sans que cela n’émeuve personne, et on va parler de la dignité de la femme à coup de tapage médiatique.
De grâce, de qui se moque-t-on ?
Paraclet News : dans ce cas, quelles sont vos attentes ?
Mes attentes sont celles de tout le monde, le peuple Gabonais attend impatiemment un grand acte d’amour concret de la part du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, près d’un an après sa brillante élection à la tête du pays. Et s’il n’est pas à la hauteur, qu’il rende le tablier au moment opportun comme lui même l’avait promis au peuple Gabonais lors de la campagne électorale.
Entretien réalisé par Rufin Martial Oke Nze
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