Dans un entretien accordé à l’émission débat « Tête à Tête » sur France 24 hier, Bertrand Zibi Abeghe, Conseiller stratégique de l’Union des bâtisseurs, parti au pouvoir, bat en brèche les accusations de séquestrations et de tortures de l’ex-Première dame, Sylvia Bongo Ondimba, par voie de presse. Des accusations que l’ancien député de Minvoul qualifie de « comédie », avant de revenir sur le calvaire vécu durant ses six années de détention à la prison centrale de Libreville sous Ali Bongo Ondimba.
Emprisonné au soir des résultats « tronqués » de la présidentielle du 31 août 2016 dont le candidat de l’opposition Jean Ping revendiquait la victoire écrasante face au Président sortant Ali Bongo, Bertrand Zibi Abeghe, n’a pas mis les gants pour porter un démenti formel sur des accusations de séquestration et de tortures portées par Sylvia Bongo Ondimba contre le régime en place. Des accusations infondées qu’il qualifie de comédie.« C’est de la comédie, mais d’une très mauvaise facture ». Avant d’enfoncer le clou que l’Ex-Première dame, Sylvia Bongo, dans sa suffisance et arrogance au sommet de l’état a « tellement fait de mal à notre pays ». Autrement dit qu’elle serait victime de ses machinations en étant rattrapée par le train sombre de l’histoire de sa gouvernance avec son Mari Ali Bongo.
Abordant avec amertume son séjour carcéral inhumain de 2016-2022 à la prison centrale de Libreville, Bertrand Zibi a rappelé qu’il fut emmené dans une fosse septique, immergé presque jusqu’au cou pendant trois jours, après son arrestation illégale le 31 août 2016 au QG du candidat à la présidentielle Jean Ping des Charbonnages de Libreville. ». Avant d’être placé dans un quartier disciplinaire de la prison centrale de Libreville où « en moins de quinze minutes, vous dégoulinez comme si on vous avait versé un seau d’eau ». Le calvaire se poursuivra dans un autre quartier réservé aux malades mentaux, où il affirme avoir passé plus de quatre ans.
Revenant sur le massacre du 31 août 2016 au Quartier Général de Jean Ping à Libreville par les mercenaires d’ Ali Bongo, il dit avoir dénombré au bas mot des dizaines et des dizaines de morts… au minimum 100 morts.
Un massacre qui mérite d’être puni par des juridictions internationales. Et la vérité finira par triomphé un jour, a rassuré la victime des évènements post-électoraux de 2016.
Rufin Martial Oke Nze
Leave a comment