Face à la multiplication des cyberattaques visant les institutions et les citoyens, le Gabon renforce sa sécurité numérique pour faire écran aux pirates.
Plus de 900 000 alertes d’intrusion ont été enregistrées en l’espace de 60 jours au Gabon. Face à la recrudescence des piratages, notamment sur l’application WhatsApp et autres plateformes numériques, le gouvernement brise le silence et appelle à une mobilisation collective pour sécuriser l’espace cybernétique national.
Une menace d’une ampleur inédite
Le gouvernement gabonais tape du poing sur la table. Lors d’une intervention sur la chaîne nationale Gabon 1ère, le ministre de la Communication et de l’Économie Numérique, Mark Alexandre Doumba, a révélé l’ampleur des attaques qui ciblent le pays. En deux mois à peine, près d’un million de tentatives d’intrusion ont visé des organismes nationaux.
Une situation jugée « inacceptable » par les autorités, qui viennent officiellement de déclarer la guerre aux cybercriminels. Le ministre a toutefois rappelé que la protection des données n’était pas l’affaire exclusive des techniciens :
« La cybersécurité ne relève pas uniquement des spécialistes de l’informatique, elle constitue désormais une responsabilité collective. »
Des institutions publiques et privées ciblées
Les pirates ne se contentent plus de pirater les comptes WhatsApp des particuliers, un phénomène récemment dénoncé par la rédaction de ParacletNews. Ils s’attaquent désormais aux infrastructures critiques du pays.
Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a publiquement cité plusieurs structures majeures récemment victimes de ces offensives, parmi lesquelles :
- Le Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC)
- La Société de Commercialisation Générale (SCG)
Le défi de la riposte
Si le ton des autorités se veut martial, cette annonce soulève des interrogations légitimes au sein de l’opinion publique. Le gouvernement n’a pas encore apporté de garanties concrètes sur la capacité réelle de son « armée numérique » à neutraliser durablement ces réseaux de pirates.
Face à ce péril invisible, le niveau d’alerte maximal décrété par l’État exige, plus que jamais, une vigilance de chaque instant de la part des internautes et des usagers des réseaux sociaux.
Rufin Martial Oke Nze
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