La réponse à cette question vient d’être donnée par voie de presse par le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation chargé des Cultes, Adrien Nguema Mba. Ce dernier vient de mettre en demeure le révérend pasteur Jean-Daniel Allogo Essimengane et les membres du directoire suspendu de respecter la décision administrative du 14 août dernier. Le cas échéant, le patron de l’Intérieur menace de « casser la bouteille sur la tête des hors-la-loi ».
Le torchon continue de brûler au sommet de l’Église évangélique du Gabon (EEG), malgré les tentatives de médiation du comité des sages appuyé par des facilitateurs de confessions chrétiennes sœurs pour tenter de ramener la sérénité.
Dans un communiqué daté du 21 septembre 2026, le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, reproche au révérend pasteur Jean-Daniel Allogo Essimengane, membre du bureau contesté, d’avoir entrepris des activités au nom de l’EEG en dépit de la mesure administrative d’interdiction du ministère de tutelle. Une attitude qui s’apparente à du mépris vis-à-vis de l’autorité publique.
En effet, par une décision datée du 14 août 2026, Adrien Nguema Mba avait suspendu « à titre conservatoire » le directoire contesté de l’Église évangélique du Gabon. Cette décision s’accompagnait d’une interdiction faite aux membres du bureau suspendu « d’organiser toute activité au nom et pour le compte de l’Église évangélique du Gabon ». Le communiqué précise qu’« il s’agit d’une décision administrative exécutoire et qui s’impose à ses destinataires ».
Le ministre reproche ainsi au révérend pasteur Jean-Daniel Allogo Essimengane d’organiser des activités jugées illégales, alors que le nouveau bureau provisoire de l’EEG n’est pas encore mis en place. En conséquence, le pasteur incriminé et les membres de son directoire font l’objet d’une mise en demeure leur sommant de « se conformer immédiatement » à la décision administrative.
Pour couronner le tout, le gouvernement menace de passer à la vitesse supérieure : « À défaut, le ministre chargé des Cultes se réserve le droit de recourir à tous les moyens d’exécution de cette décision administrative, conformément aux dispositions des textes en vigueur ». Cette montée d’adrénaline constitue le principal durcissement de ton des autorités depuis le début de cette crise. Le pasteur incriminé et les siens ont tout intérêt à se conformer à la loi au risque de se voir « casser une bouteille sur la tête ». Un nouveau mode d’emploi que les dirigeants de la Vème République brandissent désormais face aux hors-la-loi.
Rufin Martial Oke Nze
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