La rentrée judiciaire s’est tenue hier à Libreville. La cérémonie solennelle a été présidée par le nouveau Premier président de la Cour des comptes, Pamphile Moussavou Ibouanga. Cette audience a également été marquée par l’installation officielle d’André Wora Alonda à la présidence de la Cour de cassation, de Jean-Gaspard Ondo Mintsa comme commissaire général à la Loi près le Conseil d’État, et de Pamphile Moussavou Ibouanga à la Cour des comptes.
Placée sous le signe de la confiance et de la responsabilité, cette rentrée judiciaire a permis aux hommes et femmes en toge de dresser le bilan du chemin parcouru avant de se projeter vers l’avenir. L’événement s’est déroulé en présence du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature.
Dans son allocution de circonstance, la procureure générale près la Cour des comptes, Isabelle Rashiwa-Rolago, représentant le ministère public, a insisté sur l’intégrité et l’indépendance des magistrats. « Une justice lente fragilise la confiance. Une justice approximative fragilise le droit. Une justice inefficace fragilise l’État lui-même », a-t-il été martelé.
En dressant le bilan de l’année judiciaire qui s’achève, on retiendra notamment que, sur les 16 juridictions du pays, 44 600 nouvelles procédures ont été enregistrées depuis octobre 2025, contre 27 505 lors de l’exercice précédent. En parallèle, 36 670 affaires ont été traitées au 30 juin 2026.
Un travail titanesque qui devra se poursuivre tout au long de cette nouvelle année judiciaire.
Rufin Martial Oke Nze
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