L’Archevêque de Libreville, Mgr Jean Patrick Ibaba, invite les fidèles à la réouverture de la cathédrale Notre Dame de l’Assomption du 13 au 15 août 2026 à Libreville.
Fermé en mai 2025 pour des raisons de sécurité, le plus ancien édifice religieux de la capitale gabonaise s’apprête à accueillir de nouveau ses fidèles. Monseigneur Jean-Patrick Ibaba appelle à une grande mobilisation du 13 au 15 août 2026 pour célébrer l’événement.
C’est un moment historique pour la communauté catholique de l’archidiocèse de Libreville. Après quinze mois d’intenses travaux de consolidation et de rénovation, la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption-Sainte-Marie fait peau neuve. Elle rouvrira officiellement ses portes à l’occasion de la fête de l’Assomption, à travers un triduum d’activités pastorales prévu du 13 au 15 août prochains.
Un programme spirituel et culturel dense
Selon le communiqué officiel de l’Archevêché, les festivités débuteront le jeudi 13 août par une conférence de presse, suivie d’une conférence-débat. Le lendemain, vendredi 14 août, la communauté se rassemblera pour l’office des vêpres avant de laisser place à un concert religieux.
Le point d’orgue de ces célébrations aura lieu le samedi 15 août à 10 heures, avec la messe solennelle de l’Assomption. Cette célébration eucharistique sera présidée par l’Archevêque Métropolitain de Libreville, Mgr Jean-Patrick Ibaba, qui invite d’ores et déjà l’ensemble des fidèles à se mobiliser massivement pour cet événement.
De la prophétie à la reconstruction
Pour rappel, l’édifice fondé en 1958 par Mgr Jean-Jérôme Adam avait dû fermer ses portes en urgence le 17 mai 2025. Le curé, l’abbé Jean Davy Ndangha Mbome Ndong, avait pris cette décision historique suite à un songe prémonitoire l’alertant sur une menace d’effondrement du plafond et une dégradation avancée de la charpente.
La réalité avait rapidement rattrapé la prophétie : dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 mai 2025, sous l’effet de violentes averses, la toiture s’était effondrée vers l’intérieur. Quinze mois plus tard, le monument a retrouvé son lustre d’antan et une sécurité renforcée.
Une réouverture teintée de nostalgie
Si la joie domine chez les paroissiens à l’idée de réintégrer leur église, une pointe d’amertume subsiste néanmoins. Plusieurs fidèles s’interrogent activement sur l’avenir de la grotte-chapelle dédiée à la Vierge Marie, détruite durant le chantier de restauration. Reste à savoir si l’archidiocèse prévoit sa reconstruction prochaine.
Rufin Martial Oke Nze
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