Les membres du Bureau Exécutif du Syndicat des Agents des Affaires Etrangères lors d’une Assemblée Générale en Avril 2026 à Libreville ( Archives).
L’actualité diplomatique gabonaise est secouée par la menace d’expulsion qui pèse sur l’ambassadeur du Gabon en France pour des impayés de loyer de 6,4 millions de FCFA. Une situation jugée incompréhensible par le Bureau exécutif du Syndicat des agents des Affaires étrangères (SAAE), d’autant plus que les émoluments des diplomates à l’étranger ont été revalorisés de 100 % sous le magistère du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Un loyer impayé qui fait tache à Paris
L’affaire découle d’une décision de justice datée du 26 août 2026. Le bailleur de la résidence du Haut-représentant du Gabon en France réclame une ardoise de 6 400 000 FCFA. Pour le syndicat, cette crise aurait dû être étouffée ou gérée discrètement par le chef de la mission diplomatique, en attendant l’intervention de l’État, compte tenu de l’amélioration substantielle des conditions de vie des diplomates.
Des salaires doublés à l’international
Le Bureau exécutif du SAAE rappelle que la situation financière du corps diplomatique s’est nettement améliorée ces derniers mois :
« Sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le bilan est un peu positif, même s’il reste des ajustements à faire. Les salaires des diplomates à l’extérieur, qui constituaient une revendication historique pour laquelle nous nous sommes battus corps et âme, ont été revalorisés à 100 %. Cette mesure visait précisément à redorer le blason du diplomate gabonais à l’étranger et à lui assurer un standing digne. »
Thèse de la cabale médiatique
Face au tollé général, le syndicat exprime son indignation mais soupçonne également une manœuvre visant à déstabiliser l’institution :
«Qu’on parle partout de ce problème de loyer est choquant. Plus de six millions de FCFA, ce n’est rien pour un État, et encore moins pour le « Haut-représentant », l’ambassadeur des ambassadeurs. Voir cela s’étaler dans les médias laisse penser à une cabale. Nous connaîtrons bientôt la vérité derrière cette affaire qui ternit inutilement l’image du pays. »
Équité salariale et arriérés de primes
Tout en saluant les avancées obtenues pour le personnel navigant, le syndicat exhorte les autorités à ne pas créer une diplomatie à deux vitesses. Le SAAE réclame un traitement équitable pour les agents restés à l’administration centrale (à Libreville) et exige le paiement de 16 semestres d’arriérés de la Prime de servitude diplomatique (PSD).
Rufin Martial Oke Nze
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